Bilan climatique juillet 2015


 

Dans la continuité des mois précédents, le mois de juillet 2015 s'est avéré largement supérieur à la normale concernant les températures. La France a bénéficié de conditions durablement anticycloniques les trois premières semaines du mois, propices à l'installation de deux vagues de chaleur notables.

La première vague de chaleur a été observée la première semaine où de nombreux records mensuels voire même absolus ont été battus. On relevait par exemple 41.1°C à Saint-Étienne (42) le 7 juillet, battant le record absolu du 31/07/1983 qui s'établissait à 40.8°C ; 40.3°C à Issoire (63) battant le record mensuel du 03/07/2015 qui s'établissait à 39.8°C ; 38.8°C à Chambéry (73), battant le record mensuel du 11/07/1984 qui s'établissait à 38.3°C. Le 6 juillet, c'est le Puy-en-Velay (43) qui battait son record absolu, avec 36.6°C. De manière générale, on relevait souvent entre 35 et 40°C sur les régions du Sud et de l'Est durant cette période.

La seconde vague de chaleur, moins intense que la précédente, a concerné notre pays vers le milieu du mois. Toutefois, les températures ont été régulièrement excédentaires entre le 10 et 25, avant un net rafraîchissement.

 

Écart à la moyenne de températures en juillet depuis 1921

 

Rares ont été les perturbations à traverser la France en ce mois de juillet. Résultat, les précipitations ont été très déficitaires sur 80 % du territoire national. Les déficits les plus notables ont été observés en Méditerranée, ou encore de l'Aquitaine et des Charentes jusqu'au bassin parisien et au Nord-Est. A titre d'exemple, on a relevé un 0 pointé à Nice (06), seulement 1.4 mm à Leucate (11), 4.7 mm à Millau (12), 6.5 mm à Montpellier (34), 7.4 mm à Auxerre (89), 12.2 mm à Limoges (87), 13.4 mm à Metz (57), 14.2 mm à Poitiers (86), 14.6 mm à Reims (51).

En revanche, les précipitations ont été plutôt excédentaires en Bretagne, Normandie et sur la côte d'Opale. On a relevé 58.6 mm à Cherbourg (50), 64.1 mm à Deauville (14), 65.2 mm à Boulogne (62), 67.3 mm à Dinard (35), 68.7 mm à Vannes (56), 79.9 mm à Quimper (29).

 

Le soleil a brillé généreusement sur les ¾ de la France, sans pour autant atteindre des niveaux remarquables (excepté quelques records mensuels). Les excédents ont atteint le plus souvent 10 à 20 % entre le Sud-Ouest et le Centre-Est. On a relevé par exemple, 282.5 heures d'ensoleillement à Strasbourg (67), 299.8 heures à Colmar (68), 309.8 heures à Clermont-Ferrand (63) battant le record de juillet 2013 qui s'établissait à 306h ; 341.7 heures à Lyon (69) battant le record de juillet 2006 qui s'établissait à 330h ; 385.3 heures à Nice (06), 395.6 heures à Marseille (13).

A contrario, l'ensoleillement a été déficitaire dans le nord-ouest du pays, avec un déficit allant jusqu'à 20 % sur le Finistère. Seulement 149.2 heures de soleil observées à Brest (29) ou encore 159.9 heures à Quimper (29).

 


 

 

Températures largement supérieures à la normale

Moyénées sur l'ensemble du mois et de la France, les températures du mois de juillet 2015 ont dépassé de 2.0°C la normale par rapport à la moyenne de référence 1981-2010, classant ce mois de juillet en 3ème position des mois de juillet les plus chauds depuis le début du 20ème siècle, derrière 2006 (+3.6°C), et 1983 (+2.6°C).

 

Précipitations très déficitaires

A l'échelle de la France, les précipitations ont été très déficitaires, de plus de 40 % par rapport à la moyenne de référence 1981-2010.

 

Ensoleillement légèrement supérieur à la normale

L'ensoleillement a été quant à lui légèrement supérieur à la normale par rapport à la moyenne de référence 1991-2010, avec un excédent proche de 10 %.

 

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