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Réchauffement climatique : et si les stratocumulus venaient à disparaître ?


 

nuage

Photographie d'un stratocumulus, nuage de basse altitude

 

Vous connaissez peut-être ce nuage, appelé stratocumulus, situé à une altitude comprise entre 500 et 2 500 mètres (étage inférieur). Selon une étude récente publiée fin février 2019, ce dernier pourrait tout simplement disparaître si le changement climatique est trop important l'affirme Tapio Schneider, climatologue à l'institut américain Caltech.

Ce nuage a la particularité d'être plutôt blanc et donc rejette une partie des rayons du soleil vers l'espace, limitant ainsi une surchauffe de la Terre. C'est d'ailleurs en partie grâce aux nuages que le climat est en moyenne tempéré sur la surface du globe. Sans eux, la température serait bien moins respirable et la vie y serait plus difficile. Le stratocumulus couvre à lui seul près de 20% des océans de basse latitude et il est très répandu dans les régions subtropicales.

Selon le scientifique, si le réchauffement climatique s'accélère et s'accompagne d'une hausse importante du niveau de CO2 vers 1 200 ppm (contre environ 400 ppm actuellement), les nuages de basse altitude comme le stratocumulus pourraient dans les siècles à venir, avoir des difficultés à se former. Une bien mauvaise nouvelle pour notre "couvercle" de protection naturel. Résultat, les projections estiment à 8 degrés la hausse des températures causée par la disparition des nuages de basse altitude, occasionnant de lourdes conséquences sur le climat et la biodiversité à l'échelle mondiale.

 

 

Différents types de nuages


Les nuages sont généralement classés par rapport à l'altitude de leur base. On distingue généralement quatre niveaux pour classer les nuages. Les nuages d'étage supérieur, compris entre 5 000 et 13 000 mètres dont le nom commence par le préfixe "cirro-", les nuages d'étage moyen, entre 2 000 et 5 000 mètres d'altitude pour lesquels le nom commence par "alto-" et les nuages d'étage bas ou inférieur, situés entre le sol et 2 000 mètres, dont le nom contient "strato-" ou "stratus". Le quatrième niveau concerne les nuages qui évoluent sur plusieurs étages. Ce statut concerne les "cumulu(s)-".

 

 

Différents mécanismes de formation
 

Certaines conditions sont communes à tous ces mécanismes. Un nuage est un ensemble de gouttelettes d'eau qui proviennent de la condensation de la vapeur d'eau présente dans l'air. La quantité maximale de vapeur d'eau présente dans l'air varie en fonction de la température. Plus la température va être élevée, plus la quantité de vapeur d'eau pouvant être contenue dans l'air est importante. De plus, à chaque température correspond un seuil de saturationAu-dessus de ce seuil de saturation, la vapeur d'eau va se condenser pour former des gouttelettes. La formation d'un nuage sera donc toujours la conséquence d'un refroidissement de l'air. Cependant, un nuage peut se former selon différents processus.

Voici les quatre processus les plus courants :

 

  • La convection : Lorsque le temps est dégagé, le soleil réchauffe le sol. L'air s'en trouve réchauffé et donc dilaté. Il devient plus léger et se met à monter en altitude avant de se refroidir par détente. La convection se fait d'autant plus facilement si l'air est froid en altitude. Le sommet de ce type de nuage né de ce processus dépend de la température de l'air. Ce type de condensation est fréquent en été sur les terres et en hiver sur les océans.
  • Le soulèvement orographique : En présence d'un relief, la masse d'air est contrainte de monter en altitude sur la face du relief exposée au vent. La température s'abaisse en gagnant en altitude et peut atteindre le seuil de saturation. Un nuage se forme donc sur le versant exposé au vent avant de se dissiper sur le versant opposé. Il est notamment à l'origine des épisodes cévenols et de l'effet de Foehn.
  • Le soulèvement frontal : À l'avant des fronts chauds, l'air chaud s'élève, poussé par l'air froid, car l'air chaud est plus léger que l'air froid. À l'avant d'un front froid, l'air chaud est rejeté en altitude par l'arrivée de l'air froid. Dans les deux cas, cela provoque le refroidissement de l'air et par la suite la condensation.
  • Le refroidissement par la base : Ce phénomène se produit en hiver sur les côtes lorsque de l'air doux et humide venant de l'océan aborde les terres dont l'air est froid et sec. L'inverse se produit en début d'été lorsque de l'air chaud et humide des terres arrive sur un océan encore relativement froid.

 

 anthony   Article écrit par Anthony Grillon

 

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Dernière mise à jour le Mardi 29 décembre 2020 à 11:13:27

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