La météo en bref - Les tempêtes


 

Tous les hivers, des tempêtes touchent la France. Xynthia en 2010, Klaus en 2009 ou encore Martin en 1999 sont restées dans les mémoires, que ce soit par leur intensité ou leurs conséquences. Mais, finalement, comment fonctionne une tempête ? 

 

Vent violent

 

 

Qu'est-ce qu'une tempête ?

 

Selon la définition officielle, une tempête est une zone étendue dans laquelle on retrouve des basses pressions conjuguées à des vents violents. En termes de chiffres, une dépression est qualifiée de tempête lorsque les vents approchent les 120 km/h sur les côtes et 100 km/h dans les terres. On parle alors de "cylcone extratropical". Selon la région du monde, la tempête est définie différemment. Cependant, nous resterons dans le cadre des tempêtes concernant la France métropolitaine.

 

 

Comment se forme une tempête ?

 

En altitude se trouve un courant d'air, nommé le "Courant Jet". Ce courant situé entre 8 et 12 km d'altitude dont les vents oscillent entre 100 et 400 km/h est le fer de lance d'une tempête. Car avant d'être une tempête, la dégradation n'est qu'un simple front. Un Courant Jet irrégulier va créer des zones de faible pression après son passage, ce qui va amoindrir la pression atmosphérique en surface. Si un front se trouve sur la gauche du Courant Jet, il va s'en trouver déstabilisé et il va pouvoir se creuser et se mettre en rotation. Il est important que le front se trouve sur la gauche, car une dépression a un sens de rotation anti-horaire. C'est d'ailleurs pour cette raison que les tempêtes sont généralement plus virulentes dans leur partie sud. Tout le déroulement de ce processus est appelé cyclogénèse.

 

 

Un cas particulier mal connu de grand public : "la bombe météorologique"

 

Une bombe météorologique, au sens strict du terme, a à voir avec son creusement et non son intensité, même si généralement, une bombe météorologique est plus puissante qu'une tempête classique. Une dépression de latitudes moyennes est qualifiée de bombe lorsque la pression atmosphérique en son centre diminue d'au moins 24hPa en 24h. Les bombes météorologiques les plus connues sont sans doute Martin, en 1999, et Lothar, tempête de 1999 dont la pression en son centre a diminué de 32hPa en 8h.

 

Rafales de vent enregistrées dans la nuit du 25 au 26 décembre 1999

Crédit image : Météo-France

 

 

Lothar : une bombe météorologique exceptionnelle 

 

Comme dit précédemment, Lothar s'est très rapidement creusée au large de la pointe Bretonne ainsi qu'en entrant dans les terres. La pression minimale a été atteinte vers 7 heures au niveau de Rouen (76). Les vents moyens ont parfois atteint 150 km/h sur le nord de la France et sur l'Allemagne alors que la rafale maximale sous la tempête a été enregistrée au sud de l'Allemagne à 272 km/h. Tout cela a été rendu possible grâce à un Courant Jet extrêmement puissant, estimé à 400 km/h au-dessus de Brest.

 

 

Attention à la confusion !

 

Concernant les deux tempêtes de 1999, beaucoup de médias ont parlé d'ouragans. Mais il n'en est rien. La bombe météorologique et l'ouragan sont deux phénomènes très distincts. Le premier se déroule en période hivernale sous des latitudes tempérées alors que le second se produit en période estivale sous les latitudes tropicales. De plus, leurs mécanismes de formation sont différents, tout comme leur alimentation et beaucoup d'autres paramètres...

 

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