La météo en bref - Les nuages


 

On les voit quasiment tous les jours. Ils sont parfois inoffensifs, parfois très menaçants et sont à l'origine de bien des phénomènes. Ce sont bien sûr les nuages ! Mais comment se forment-ils ?

 

Nature, nuages
 

 

Qu'est-ce qu'un nuage ? 
 

Un nuage est un ensemble formé de gouttelettes d'eau ou de cristaux de glace condensés en suspension dans l'air. Selon son type, un nuage évolue entre le sol et 13 000 mètres d'altitude. Il est généralement inoffensif, mais peut dans certains cas donner des précipitations et être à l'origine de phénomènes plus violents.



 

Différents types de nuages


Les nuages sont généralement classés par rapport à l'altitude de leur base. On distingue généralement quatre niveaux pour classer les nuages. Les nuages d'étage supérieur, compris entre 5 000 et 13 000 mètres dont le nom commence par le préfixe "cirro-", les nuages d'étage moyen, entre 2 000 et 5 000 mètres d'altitude pour lesquels le nom commence par "alto-" et les nuages d'étage bas ou inférieur, situés entre le sol et 2 000 mètres, dont le nom contient "strato-" ou "stratus". Le quatrième niveau concerne les nuages qui évoluent sur plusieurs étages. Ce statut concerne les "cumulu(s)-".

 


Nuages en altitude
 

 

Différents mécanismes de formation
 

Certaines conditions sont communes à tous ces mécanismes. Un nuage est un ensemble de gouttelettes d'eau qui proviennent de la condensation de la vapeur d'eau présente dans l'air. La quantité maximale de vapeur d'eau présente dans l'air varie en fonction de la température. Plus la température va être élevée, plus la quantité de vapeur d'eau pouvant être contenue dans l'air est importante. De plus, à chaque température correspond un seuil de saturation. Au-dessus de ce seuil de saturation, la vapeur d'eau va se condenser pour former des gouttelettes. La formation d'un nuage sera donc toujours la conséquence d'un refroidissement de l'air. Cependant, un nuage peut se former selon différents processus. Voici les quatre processus les plus courants :


 

La convection

Lorsque le temps est dégagé, le soleil réchauffe le sol. L'air s'en trouve réchauffé et donc dilaté. Il devient plus léger et se met à monter en altitude avant de se refroidir par détente. La convection se fait d'autant plus facilement si l'air est froid en altitude. Le sommet de ce type de nuage né de ce processus dépend de la température de l'air. Ce type de condensation est fréquent en été sur les terres et en hiver sur les océans.

 

Le soulèvement orographique

En présence d'un relief, la masse d'air est contrainte de monter en altitude sur la face du relief exposée au vent. La température s'abaisse en gagnant en altitude et peut atteindre le seuil de saturation. Un nuage se forme donc sur le versant exposé au vent avant de se dissiper sur le versant opposé. Il est notamment à l'origine des épisodes cévenols et de l'effet de Foehn.


 

Le soulèvement frontal

À l'avant des fronts chauds, l'air chaud s'élève, poussé par l'air froid, car l'air chaud est plus léger que l'air froid. À l'avant d'un front froid, l'air chaud est rejeté en altitude par l'arrivée de l'air froid. Dans les deux cas, cela provoque le refroidissement de l'air et par la suite la condensation.


 

Le refroidissement par la base

Ce phénomène se produit en hiver sur les côtes lorsque de l'air doux et humide venant de l'océan aborde les terres dont l'air est froid et sec. L'inverse se produit en début d'été lorsque de l'air chaud et humide des terres arrive sur un océan encore relativement froid.

 

Nuages lenticulaires

Nuages lenticulaires

 

 

Les intrigants nuages lenticulaires…

 

Un nuage lenticulaire est un nuage comme les autres. Mécanisme de formation classique et composition classique faite de gouttelettes d'eau ou de cristaux de glace. Bref, pas grand-chose de particulier, si ce n'est sa forme. Comme une assiette ou une pile d'assiettes au-dessus d'un sommet.

Le nuage lenticulaire (altocumulus lenticulairis) se forme par soulèvement orographique. Ce qui explique sa forme, c'est le lieu de ce soulèvement, au sommet de la montagne. Lorsque le versant face au vent provoque le soulèvement, il se peut que l'air ne soit pas assez froid pour atteindre le seuil de saturation. Mais parfois, la température de l'air fait que le seuil n'est atteint qu'à certain endroit du soulèvement, aux endroits les plus hauts. En l’occurrence, cela va se produire au-dessus des sommets. Si le soulèvement est assez important, on observera plusieurs lenticulaires les uns au-dessus des autres.

 

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