La météo en bref - La surcote


 

On se souvient tous de Xynthia, autant par ses vents que par les inondations provoquées sur la côte. Mais quelle est l'origine de ces dites inondations ?

 

La houle

 

 

Qu'est-ce que la surcote ?

 

Phénomène relativement courant, mais parfois d'ampleur exceptionnelle, la surcote désigne une surélévation du niveau de la mer provoquée par plusieurs phénomènes, pouvant s'additionner les uns aux autres. Aussi appelée marrée de tempête, la surcote peut atteindre plusieurs mètres dans les cas extrêmes, lors d'ouragans par exemple.

 

 

A quoi est due la surcote ?

 

L'élévation du niveau de la mer à plusieurs origines :

→ Le vent, qui, par ses frottements, va provoquer une accumulation d'eau auprès des côtes qui agissent comme un barrage.

→ La diminution de la pression atmosphérique, ce qui entraîne donc une force moindre sur l'eau, qui va donc s'élever. On estime à un centimètre d'élévation pour un hPa perdu.

→ La houle, qui agit comme une surélévation temporaire mais répétée pouvant atteindre plusieurs mètres.

 

À ces trois facteurs s'ajoute la marée qui, selon le coefficient et la période – si elle est haute ou basse – est un facteur limitant ou aggravant.

Le relief sous-marin joue quant à lui sur la houle, si le fond est plat, alors les vagues vont déferler tout en s'affaiblissant loin des côtes. A contrario, si on observe une brusque remontée du fond marin, alors les vagues arrivent sur les côtes avec leur pleine puissance.

 

 

 

Xynthia, une conjonction exceptionnelle !

 

Lors de cette tempête, tous les facteurs concordaient à une surcote de grande ampleur. Les conditions atmosphériques étaient favorables, avec une pression atmosphérique autour de 975 hPa et des puissants vents d'ouest – donc de l'océan vers les terres – atteignant les 150 km/h sur les côtes charentaises et vendéennes. De plus, la tempête est arrivée sur le continent à marée haute, avec une fort coefficient de 102.

Toutes ces conditions ont provoqué une surcote supérieure à 1m50 à la Rochelle (17) et d'environ 1m20 au niveau des Sables d'Olonne (85).

 

Pendant les deux grandes tempêtes de 1999, les inondations n'ont pas été aussi importantes et dévastatrices pour deux raisons. D'abord, le coefficient de marée était moindre, 77 le 27 décembre. De plus, les horaires n'ont pas correspondu entre l'arrivée des tempêtes et les hautes mers. La houle a cependant entraîné quelques dégâts mineurs.

 

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