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La foudre et les éclairs - La météo en bref


 

C'est sans doute un des phénomènes naturels les plus impressionnants. La foudre est parmi nous, tout au long de l'année. Il est maintenant temps de faire un point pour connaître l'essentiel de cette impressionnante décharge.

 

 

 

Qu'est-ce qu'un éclair ?

 

Un éclair est une grande décharge électrique au sein d'un cumulonimbus ou entre plusieurs de ces nuages. Cette décharge électrique de grande ampleur vise à rééquilibrer la répartition des charges électrostatiques entre les différents étages de la troposphère.

 

 

Quelle différence avec la foudre ?

 

Alors que la foudre touche le sol, un éclair reste dans les cieux. Autrement dit, la foudre est un éclair qui touche le sol alors qu'un éclair n'est pas la foudre.

Mais avant qu'un éclair (ou la foudre) puisse avoir lieu, le nuage doit être électrostatiquement polarisé.

 

 

La polarisation du nuage

 

À l'intérieur du cumulonimbus évoluent des courants ascendants et descendants. Ces courants vont provoquer la collision des hydrométéores* qui vont entraîner la production de charges électrostatiques.

Les charges produites seront positives ou négatives et vont se répartir au sein du nuage selon une organisation précise. Les charges positives vont se retrouver au niveau du sommet du cumulonimbus alors que les charges négatives seront à la base du nuage. On retrouve également des charges positives au niveau du sol, ce qui va donc très fortement contribuer à la formation de la foudre.

La répartition bien distincte des charges au sein du nuage reste un mystère pour les scientifiques même si plusieurs modèles sont proposés et jugés plausibles. Le plus simple des modèles consiste à dire que les charges les plus légères, les charges positives, s'élèvent et les charges négatives, plus lourdes, restent à la base du nuage.

 

 

Comment se forme un éclair ?

 

Tout d'abord, l'éclair peut avoir lieu en toute saison et à toute heure de la journée sous la condition sine qua non que l'environnement soit électrostatiquement polarisé, c'est-à-dire que des charges positives soient majoritaires au sol et au sommet du nuage et que la base du nuage soit chargée négativement.

La différence de potentiel ainsi créée, toutes les conditions sont réunies pour que l'éclair puisse se produire.

Cet éclair est précédé de traceurs, sorte de petits éclairs - si furtifs qu'ils sont invisibles - qui ont la mission de guider la décharge. C'est dans un de ces traceurs que la décharge va se produire, donc l'éclair visible.

 

 

 

Quelques chiffres

 

  • 30 000 °C : c'est la température au sein de l'éclair. C'est si chaud que l'air se transforme littéralement en plasma le temps de l'éclair. Cette température équivaut à 5 fois celle de la surface du soleil.

  • Entre 15 et 25 : c'est, selon l'INSERM, le nombre de victimes de la foudre chaque année en France (environ).

  • 480 000 : c'est le nombre moyen d'impacts de foudre recensés chaque année sur la France métropolitaine.

  • 2 500 000 : c'est le nombre moyen annuel d'éclairs au-dessus de l'hexagone.

 

*Un hydrométéore désigne toute forme d'eau présente dans l'atmosphère susceptible de devenir une précipitation.

 

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