Les supercellules - La météo en bref

supercellule

Stade ultime de l’orage, les supercellules font autant rêver qu’elles inquiètent. Voyons de quoi il s’agit.

Comment se forme une supercellule ?

Les supercellules suivent le processus classique de formation des orages, c’est-à-dire qu’un volume d’air proche du sol chauffé par le soleil s’élève et gagne en altitude. Ce volume d’air monte jusqu’au moment où il trouve un environnement plus chaud que lui-même, ce qui peut n’être le cas qu’au niveau de la tropopause, soit au-delà des 10 000 mètres d’altitude.

Entre temps, la vapeur d’eau contenue dans le volume d’air s’est condensée et le tout a ainsi formé le cumulonimbus, entretenu et se développant grâce aux courants ascendants. On est alors au stade de l’orage classique.

Pour atteindre le stade supercellulaire, un orage nécessite une dynamique atmosphérique particulière. Les cisaillements, c’est-à-dire les différences observées de directions et de vitesses des vents à différentes altitudes, doivent être très marqués pour mettre le corps du cumulonimbus en rotation. Ce corps en rotation est le mésocyclone.

Quelles sont les caractéristiques de la supercellule ?

Ces orages sont très particuliers, aussi bien au niveau de leurs structures et des phénomènes associés qu’au niveau de leur comportement. Tour d’horizon (non exhaustif) des caractéristiques :

  • Un très grand développement vertical avec un sommet pénétrant
  • Une grande durée de vie avec une activité associée intense
  • Une trajectoire qui dévie d’environ 30° du flux dominant ; les supercellules déviant vers la droite du flux sont dites de moteur droit et celles qui dévient vers la gauche sont dites de moteur gauche

D’autres caractéristiques indirectes trahissent les supercellules telles qu’un écho radar en crochet.

Orage et foudre

Plusieurs types de supercellules

Même si toutes les supercellules présentent des caractéristiques partagées, il en existe deux grands types : les supercellules dites HP pour High Precipitations et les LP, pour Low Precipitations, respectivement fortes et faibles précipitations.

Les supercellules HP sont les plus redoutables car les précipitations intenses peuvent masquer d’autres phénomènes telles que de puissantes rafales descendantes, des crues éclairs voire des tornades.

Les supercellules LP sont moins redoutables mais pas moins violentes. Elles peuvent provoquer la chute de grêlons de grandes tailles (parfois plus de 10 cm) et, comme les HP, provoquer des tornades.

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