Bilan climatique février 2016


 

Le mois de février 2016 a été particulièrement humide et doux et un peu moins ensoleillé que la normale. C'est un temps pluvieux qui a dominé sur une grande partie du pays et au lieu d'avoir des journées froides dignes d'un mois de février dans les régions de l'Est, c'est dans celles-ci que la douceur a été la plus anormale. Sur l'ouest du pays, les précipitations ont été également copieuses dans une atmosphère douce, mais plus conforme du fait du climat océanique. Globalement, l'ensoleillement fut déficitaire sur les deux tiers sud-est du pays, à l'exception de l'extrême sud-ouest et du Languedoc, alors qu'il a été un peu excédentaire dans le Nord-Ouest.

 

Tout le mois a été ponctué de coups de vent voire de tempêtes et de passages pluvieux actifs, le tout dans une atmosphère souvent douce.

La première décade est marquée par des températures plus élevées que la normale allant de 8 à 12°C (voire 12 à 16°C le 6) dans le Nord à 15 à 20°C dans le Sud. Ce n'est que qu'à partir du 10 février que l'on pouvait noter l'arrivée du froid avec des températures de 4 à 8°C dans le Nord-Est, 6 à 12°C dans le Nord-Ouest. Elles étaient plus fluctuantes dans le Sud avec 12 à 16°C voire davantage comme 22.2°C à Perpignan (66) le 13.

Le 15, une nouvelle pulsion froide est arrivée par le Nord : 0 à 4°C dans le Nord-Est pour les maximales comme à Langres (52) qui ne dépasse pas 0.8°C, 6 à 8°C dans le grand Ouest et 12 à 14°C vers l'extrême Sud-Est. Ce froid a commencé à s'évacuer vers le Nord le 18, avec par exemple 2.5°C à Lille (59) et on a retrouvé le 20 la douceur telle qu'on l'avait connu en début de mois. Le 21 était la journée la plus douce du mois, notamment sur la moitié sud. Alors qu'on a observé 11 à 13°C dans le Nord, il a fait jusqu'à 22.2°C à Avignon (84) et 24°C à Bagnères-de-Luchon (31). Jusqu'à la fin du mois, la fraîcheur s'est étendue à nouveau sur le pays, et on a relevé 4 à 8°C dans le Nord et jusqu'à 12°C dans le Sud, ponctuellement 14°C.

 

Si on regarde les anomalies de température constatées en février à l'échelle nationale, on constate un dégradé ouest-est. Des valeurs plus conformes pour la saison se situent sur l'ouest du pays, alors que celles élevées sur l'Est et la Corse.

Parmi elles, on a observé +3.6°C à l'Île-Rousse (2B) ; +3.05°C à Figari (2A) et Strasbourg (67) ; +2.95°C à Chambéry (73) et Colmar (68). À l'opposé, les températures se rapprochent de la normale, mais restent bien positives avec +0.5°C à Limoges (87) ; +0.7°C à Brest (29) et Quimper (29) ; +0.75°C à Gonneville (50) et à la pointe de Socoa (64). Entre les deux, on retrouve +1.35°C à Paris (75) ou bien +1.4°C à Chateaudun (28), Toulouse (31), Tours (37), Mont-de-Marsan (40) et Poitiers (86). Presque 50% des villes ont mesuré une anomalie d'au moins 1.5°C.

 

Écart à la moyenne de températures en février depuis 1921

 

Les précipitations ont été régulières durant ce mois de février. De ce fait une anomalie parfois forte est observable, notamment sur les littoraux, près des Pyrénées, sur l'extrême sud-est du pays et dans le Nord-Est. Elle l'est moins entre les Ardennes et les Pays-de-la-Loire, et sur le centre-est du pays.

Grenoble (38) a enregistré la seule anomalie négative sur le pays avec un déficit de -25%. On a ensuite Laval (53) avec +5%, Sète (34) et Trappes (78) avec +7% et enfin le Mans (72) avec +8% de précipitations supplémentaires par rapport à la normale.

À l'inverse, Solenzara (2B) a relevé +277%, +201% à Ajaccio (2A) et sur le continent, +185% au Cap Cépet (83), +156% à Saint-Girons (09), +155% à Biarritz (64) et +153% à la pointe de Socoa (64). À la pointe de Socoa (64) et Biarritz (64), on a constaté les cumuls les plus élevés avec 296 mm et 284.5 mm tous deux des records mensuels (anciennement 261.8 mm et 262 mm respectivement en février 1996). Il vient ensuite le mont Aigoual (30) avec 256.7 mm et Solenzara (2B) avec 217 mm. Clermont-Ferrand (63) a été la ville la moins arrosée avec seulement 25.6 mm, puis Saint-Étienne (42) avec 32.3 mm et Grenoble (38) avec 38.9 mm. Plus de 60% des villes ont enregistré moitié plus de précipitations que la normale et près de 20% le double.

 

L'ensoleillement a été légèrement déficitaire sur le pays, mais il l'est davantage encore sur les régions du nord-est et du centre du pays avec des déficits parfois supérieurs à 50%. On a relevé à la fin du mois 45% de l'ensoleillement habituel sur le mois à Chambéry (73) et à Luxeuil (70), 46% à Vichy (03) et 47% à Besançon (25).

En revanche dans le Nord-Ouest, le soleil a brillé plus que la normale comme à Chateaudun (28) avec 143% de la normale, à Rennes (35) avec 121% et à Angers (49) avec 117%, et également à Paris (75) avec 114%. Ce n'est que dans presque 19% des villes du pays qu'on a atteint la durée d'ensoleillement habituelle. Malgré tout, celle-ci a atteint 172.7 heures à Montpellier (34), 167.6 heures à Marignane (13) et 164.6 heures à Perpignan (66).

 

 

Cartes des écarts par rapport à la normale (température, précipitations, ensoleillement)

 

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Écart par rapport à la normale en février 2016 (température)  Écart par rapport à la normale en février 2016 (précipitations)  Écart par rapport à la normale en février 2016 (ensoleillement)
Température Précipitations Ensoleillement

 

 

Plusieurs événements ont marqué ce mois, notamment :

 

  • Des forts coups de vent les 6 et 8 dans le Nord-Ouest, le 9 entre Centre-Ouest et Nord-Est puis une tempête en Corse le 10.

Les détails sur cet évènement sont disponibles ici : Fortes intempéries entre le 6 et 10 février 2016

  • Des vents tempétueux (tempête Ulrika) entre la Bretagne et le Poitou le 13.

Les détails sur cet évènement sont disponibles ici : Tempête Ulrika : le bilan

  • Un épisode méditerranéen modéré entre Cévennes et Var puis la Corse du 26 au 28.
  • Un épisode violent de tramontane sur le sud du Languedoc-Roussillon le 29

 

 


 

 

Températures supérieures à la normale

Moyennées sur l'ensemble du mois et l'ensemble des stations synoptiques, les températures du mois de février 2016 ont été supérieures de 1.6°C à la moyenne de référence 1981-2010, le classant en 12e position des mois de février les plus doux, ex æquo avec 1923, 1928 et 1946.

 

Précipitations très excédentaires

A l'échelle de la France, les précipitations ont été très excédentaires (+69%) par rapport à la moyenne de référence 1981-2010.

 

Ensoleillement légèrement déficitaire

L'ensoleillement a été un peu inférieur à la moyenne de référence 1991-2010, avec un déficit atteignant -15%.

 

 

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