Tendances saisonnières : Hiver 2017/2018


 

La saison hivernale se rapproche inévitablement bien que nous soyons encore en septembre. Chose promise, nous allons aborder le sujet des différents paramètres que nous allons intégrer dans notre future mise à jour des tendances saisonnières le 20 septembre prochain. Cette actualisation concernera les mois d'octobre à décembre et donc l'entrée dans l'hiver 2017/2018.

 

Comme d'habitude nous nous appuierons sur 3 à 4 grands modèles météorologiques capables d'estimer les grandes lignes du temps dans le monde et donc en Europe jusqu'à 3 mois voire au-delà.

 

CFS (Seasonal Climate Forecasts) – Modèle développé par l'agence météorologique américaine NOAA*.

CGCM (Coupled General Circulation Model) – Modèle élaboré par l'agence japonaise JMA*.

MFS (Monthly Forecast System) – Modèle développé par l'agence européenne ECMWF*.

IRI* probabilistic seasonal climate forecast  - Modèle américain développé avec la NOAA.

 

Pour la première fois, nous intégrerons de nouveaux paramètres aux tendances saisonnières que l'on va présenter dans cet article. Le but de cette réforme consiste à nous faire une idée la plus précise qu'il soit des caractéristiques de l'hiver qui nous attend tout en mettant en commun les différents paramètres de recherche mis en jeu. Nous pourrons enfin établir une analogie entre les archives météo à notre disposition et la situation actuelle afin d'en déduire un scénario médian.

 

 

État de l'activité solaire


 

Cycles solaires 22, 23 et 24


 

L'activité solaire est un facteur à ne pas négliger notamment pour la prévision de l'hiver dans le monde mais surtout en Europe qui rappelons-le constitue un carrefour de masses d'air très important. Cette particularité fait que notre continent reste très sensible aux faibles variations environnantes (ENSO, QBO, …) mais aussi externes telle que l'activité solaire elle-même.

Comme le montre l'image ci-dessus, nous nous situons actuellement en pleine phase descendante d'un cycle (24) solaire. L'activité du soleil est donc proche de son minimum sans l'avoir atteint par ailleurs. En général, des hivers plus doux sont observés en Europe lors d'une forte activité solaire tandis qu'à l'inverse des hivers plutôt standards à plus froids sont retrouvés dans le cas d'une faible activité. Il arrive cependant que ces observations soient mises à mal car tout n'est pas lié au soleil, loin de là.

 

 

ENSO : El Niño, phase neutre et la Niña

 

ENSO - La Nina & el Nino
 

L'ENSO pour El Niño et Southern Oscillation, est un bon outil de prévision pour le très long terme. Bien que les effets de l'ENSO sur l'Europe ne soient pas directement liés ou véritablement connus, on retrouve tout de même certaines particularités de notre climat que l'on associe à ce phénomène climatique notamment en hiver. Donc, un épisode la Niña modéré entraînera davantage d'hivers plus froids en Europe tandis qu'un épisode el Niño sera en partie synonyme d'hivers à dominante douce. Toutefois, ces affirmations sont parfois démenties par les archives météorologiques (jusqu'à 1945) mais il faut reconnaître que c'est tout de même un bon outil de travail pour les tendances saisonnières hivernales.


 

QBO : Entre phase Est et Ouest

 

Evolution de la QBO - Prédictions
 

L'Oscillation Quasi Bisanuelle affecte les vents stratosphériques au niveau de l'équateur (environ 30 km d'altitude) et a une certaine influence sur le comportement du vortex polaire dans les hémisphères nord et sud. En alternant entre phases Est (vents dirigés vers l'ouest) et phases Ouest (vents d'est) tous les 18 mois environ, il semblerait que cette QBO en relation avec l'activité solaire nous en dise encore un peu plus sur nos hivers européens. Une phase Est couplée à une activité solaire faible augmenterait le potentiel de froid sur l'Europe alors qu'une même phase conjuguée à une activité solaire forte réduirait ce potentiel en mettant en avant une certaine douceur hivernale sur le continent. L'inverse fonctionne également : phase Ouest + activité solaire faible = hivers doux plus probables , phase Ouest + activité solaire forte = chances d'hivers froids.


 

Surfaces enneigées (évolution du manteau neigeux)

 

 


L'évolution des surfaces enneigées en Russie est un indicateur assez utile bien que parfois trop instable. En fonction de la croissance ou non du manteau neigeux nous pourrons dire si le froid sera plus ou moins intense en cas de vague de froid sur l'Europe. Plus les terres à l'est de l'Europe de l'ouest sont enneigées, plus les réserves de froid augmentent. Dans ce cas-là, si la situation le permet, l'intensité d'une descente d'air froid en France sera bien plus élevée. Seulement cet outil de recherche n'est fonctionnel qu'à partir du milieu de l'automne, il sera donc utilisé pour la réactualisation des tendances saisonnières du 20 octobre.
 

En attendant la dernière réactualisation de nos tendances saisonnières le 20 septembre prochain, profitez de nos cours qui vous aideront certainement à comprendre les phénomènes mis à jour dans cet article !

 

NOAA : National Oceanic and Atmospheric Administration

JMA : Japan Meteorological Agency

ECMWF : European Centre for Medium-Range Weather Forecasts

IRI : International Research Institut (for Climat and Society)

 


 

Pour les plus curieux, n'hésitez pas à consulter notre rubrique tendances saisonnières :

Tendances saisonnières

Cette rubrique dédiée à la tendance météo à long terme permet de vous faire une idée des futurs mois à venir.  Elle est réactualisée chaque 20 du mois et se base sur des études statistiques et numériques pour une plus grande fiabilité. La prévision saisonnière reste toutefois une science encore très expérimentale, on estime donc la fiabilité de celles-ci autour de 60%.

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Dernière mise à jour le Mardi 19 septembre 2017 à 12:11:46

 
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