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Hiver 2019/2020 : les premières tendances


 

La fin de l’été météorologique marque le début de l’automne et des premières sensations hivernales. L’été 2019 aura été relativement chaud et assez sec avec deux vagues de chaleur mémorables lors des mois de juin et juillet ainsi qu’un coup de chaleur lors de la dernière semaine d’août. En ce qui concerne l’automne, les scénarios issus des modèles météorologiques envisagent pour l’instant une saison automnale marquée par un temps assez doux et humide sur la France.

 

hiver

 

Maintenant, intéressons-nous à l’hiver météorologique 2019/2020 qui rappelons-le débute le 1er décembre et s’achève le 28 février. Comme évoqué dans les précédents articles dédiés aux tendances saisonnières, nous utilisons un certain nombre de modèles météorologiques qui permettent d’obtenir un premier aperçu des anomalies qui se dégagent pour les 4 à 6 prochains mois. La fiabilité de ces tendances reste cependant discutable avec une précision dans les calculs qui diminue de mois en mois. Les premiers signaux sur la saison hivernale commencent à apparaître à la fin de l’été grâce aux indices climatiques tels que l’ENSO (El Nino Southerm Oscillation) par exemple mais aussi l’activité solaire.

Commençons par aborder les tendances hivernales par rapport aux modèles météorologiques. Lors de chaque réactualisation des tendances saisonnières nous nous appuyons sur 3 grands modèles météorologiques délivrés par trois organismes météorologiques différents qui sont les suivants :

 

CFS (Seasonal Climate Forecasts) – Modèle développé par l'agence météorologique américaine NOAA*.

CGCM (Coupled General Circulation Model) – Modèle élaboré par l'agence japonaise JMA*.

MFS (Monthly Forecast System) – Modèle développé par l'agence européenne ECMWF*.

 

A l’heure actuelle, les premières projections des modèles envisagent des températures au-dessus des normales notamment durant le mois de décembre et de janvier. Côté précipitations, il semblerait pour l’instant qu’elles soient dans les normales saisonnières voire même légèrement excédentaires sur le nord de la France. Finalement, les modèles tableraient pour un flux assez zonal alternant entre phases anticycloniques sèches et périodes plus dépressionnaires et donc plus humides. Cependant ce régime pourrait laisser place à des flux plus méridiens vers la fin de l'hiver même s’il semblerait qu’en moyenne un flux d’ouest-sud-ouest se profile pour l’hiver.

Anomalie temperatures Europe

Tendance saisonnière de la température à 2m du modèle saisonnier américain cfs v2 pour le trimestre décembre-janvier-février - www.cpc.ncep.noaa.gov

 

 

 

Intéressons-nous maintenant à l’ENSO (El Nino Southerm Oscillation) qui, même s'il n’impacte pas l’Europe directement, peut avoir une légère influence lorsque l’on regarde les statistiques (occurrence d’hivers froids plus fréquente lors d’épisodes la Nina par exemple). Les projections actuelles envisagent aucune anomalie particulière c’est-à-dire que des conditions neutres sont attendues durant l’hiver 2019/2020 même si certains modèles dégagent un faible signal de conditions el Nino. Dans ce cas, étant donné que le lien entre l'ENSO et les conditions météorologiques en Europe n'est pas établi, nous ne pouvons pas émettre de tendances fiables vis-à-vis de ce paramètre.

 

Prevision el nino ECMWF

Tendance de l'ENSO par le centre européen de prévisions météorologiques (ECMWF). Les courbes rouges représentent les différents scénarios proposés par le modèle numérique du centre européen - www.ecmwf.int 

 

 

Qu’en est-il de l’activité solaire ? D’après certaines recherches, il semblerait que les hivers présentant une anomalie négative ou non significative se sont produits en grande majorité lors des minimums solaires. Actuellement l’activité solaire est au plus bas et cette tendance va se poursuivre encore trois à quatre ans avant l’entame du cycle solaire 25 qui sera sans doute relativement faible. Quant à l’influence de l’activité solaire sur l’hiver à venir, des doutes persistent notamment en lien avec l’influence du réchauffement climatique et ses bouleversements qu’il engendre. Difficile alors de se projeter dans une tendance en tenant compte des effets des changements climatiques. Finalement, même si l’activité solaire semble en accord avec le retour d’hivers plus froids, la machine climatique telle que nous la connaissons actuellement pourrait contredire ces hypothèses. Nous pensons donc que l’hiver à venir pourrait s’annoncer plus doux que la normale même si des périodes froides restent très probables.

 

Cycle solaire

Activité solaire du cycle 24

 

Comme dit précédemment, nous nous intéressons ici à plusieurs paramètres tels que l'ENSO, l'activité solaire et les modèles météorologiques mais nous utilisons aussi d'autres éléments tels que les SST (Sea Sea Temperature), la QBO (Quasi Biennial Oscillation) et d'autres indices encore ( la PDO, la SAI ...). Tous ces différents indices ou oscillations sont confrontés à des statistiques. C'est à dire que nous regardons leur comportement à l'instant présent en essayant de faire un rapprochement avec des situations similaires dans le passé grâce aux archives météorologiques. Ceci dit cela reste un exercice délicat qui n'aboutit pas forcément à des bons scores. Cependant nous nous efforçons d'utiliser le plus large panel d'indices possibles afin de vous délivrer une tendance qui se veut être la plus fiable possible.

 

En conclusion, d'après l'ensemble des outils que nous avons à notre disposition nous pouvons dire que pour l'instant les tendances se dirigent vers un hiver globalement plus doux que la normale côté températures. Les précipitations par contre s'annoncent dans les normales. Des périodes plus froides sont attendues au cours de l'hiver notamment en février mais le poids des périodes de temps doux semble plus lourd que les jours caractérisés par une anomalie négative de température.

 


 

Pour les plus curieux, n'hésitez pas à consulter nos tendances saisonnières détaillée pour les mois à venir :

Prévisions

Tendances saisonnières

Dans ses tendances, Météo-Contact a pour objectif de fournir une vue générale des conditions météo qui pourraient se produire au cours des six prochains mois en France. La tendance saisonnière proposée par Météo-Contact est réalisée à l'aide de modèles saisonniers tels que CFS, IRI, CEPMMT et NCEP.

 

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Dernière mise à jour le Dimanche 03 novembre 2019 à 15:34:16

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