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Climat : un possible refroidissement ?


 

La COP21 approche et de nombreuses questions se posent à propos des mesures à prendre vis à vis du changement climatique, mais une autre hypothèse, solide fait l'affaire de « polémique », celle du refroidissement du climat.

En effet, on en parle peu voire pas, puisque tous les regards sont pointés vers les prévisions catastrophiques du GIEC (Groupe International de l'Étude du Climat), bien qu'elles soient extrêmes et ne représentent pas la majorité des scénarios vus par les modèles. Néanmoins, cette question de « refroidissement climatique futur » crée la polémique chez la communauté scientifique.

 

Comment un refroidissement serait-il possible, alors que l'on nous parle sans cesse de réchauffement ?

 

Climat : un possible refroidissement ?

 

 

Plusieurs facteurs entrent en jeu...

 

Premièrement, il faut savoir qu'il n'y a pas qu'un seul facteur qui rentre en jeu. Il y en a un très grand nombre, comme les éruptions volcaniques, l'activité solaire, les courants marins, ou encore la température des eaux. Les facteurs sont donc multiples et variés. Voici les principaux facteurs :

 

  • la diminution de l'activité solaire : en effet cette étoile (le soleil) qui chauffe notre planète pourrait bien faiblir et, dans ce cas faire baisser la température à l'échelle de la Terre. On sait aujourd'hui que le climat obéit très souvent au soleil et donc à son activité. Plus celle-ci est forte, plus la température terrestre est élevée et au contraire comme durant l'optimum médiéval et pendant le réchauffement climatique contamporain, plus l'activité est faible, plus les températures sont fraîches (froides).
  • Alors que nous nous situions dans une période où l'activité solaire était très forte (comme lors de l'optimum médiéval où les températures furent très douces), nous basculons petit à petit dans une phase décroissante de l'activité solaire, et donc dans une période propice au refroidissement comme lors du minimum de Maunder ou bien celui de Dalton. Nous avons pu remarquer durant le mois d'août 2014 un soleil sans tache, signe d'une activité très faible. On peut néanmoins se demander si cette faible activité a eu un effet sur le climat ? A priori pas encore et cela est normal. Et pour cause, les effets ne sont pas immédiats, il faut en général attendre quelques années. Nous pouvons donc penser que les répercussions de cette faible activité se feront ressentir dans les années à venir, à surveiller donc.

 

  • la période interglaciaire dans laquelle nous nous trouvons touche à sa fin. La Terre est soumise à un cycle pendant lequel périodes glaciaires et périodes interglaciaires se succèdent. En général, les périodes glaciaires durent 15 000 à 30 000 ans et les périodes interglaciaires de 5 000 à 15 000 ans.
  • Il se trouve donc que nous sommes en fin de période interglaciaire et donc que nous allons progressivement basculer vers une nouvelle période glaciaire (sur des millénaires, ce qui n'est rien à l'échelle de la Terre. Néanmoins, les températures pourraient déjà baisser d'ici quelques dizaines d'années), ce qui signifie donc que le mercure pourrait baisser. Même si la bascule dans une période glaciaire ne sera pas immédiate, les périodes froides risqueraient quant à elles de se faire plus présentes, plus rigoureuses et plus fréquentes, notamment en hiver.

 

  • si il y a une éruption volcanique conséquente : même si les éruptions volcaniques ne sont pas d'ordre « climatique », elles impactent considérablement le climat si celles-ci sont fortes (uniquement dans le cas de volcans explosifs à l'image de 2010 où l'hiver fut précoce et froid).
  • Si un volcan entre en éruption durablement et qu'il disperse assez de cendres et de poussières dans l'atmosphère, il peut considérablement refroidir le climat. En effet, si les poussières sont suffisamment nombreuses, elles sont en capacité de filtrer une infime partie des rayons solaires en les renvoyant directement dans l'espace. Même si cette quantité de rayons solaires est infime, l'impact lui peut parfois être important. Cependant aucune éruption de ce type n'a lieu à l'heure actuelle. De plus, seuls les volcans explosifs sont capables de produire des panaches de cendres assez importants. Par ailleurs, il faudrait avoir une éruption assez durable... Il y a donc plusieurs facteurs à prendre en compte pour déterminer l'impact qu'un volcan peut avoir sur le climat.

 

  • un affaiblissement du Gulf Stream : ce courant marin est responsable de la douceur de nos eaux océanes. En effet, lorsque le vent passe au dessus des eaux de l'Atlantique, il se réchauffe grâce à la douceur de l'eau. Si la température des eaux baisse, le vent sera beaucoup moins doux.
  • Si nous prenons l'exemple de la France, le vent d'ouest est doux parce qu'il se réchauffe au dessus de la mer qui est très douce grâce au Gulf Stream. En effet, le gulf stream est un courant d'eau chaude qui part de la mer des caraïbes vers l'Europe de l'ouest. Néanmoins, une anomalie d'eau particulièrement froide dans l'Atlantique Nord-Ouest intéresse la communauté scientifique, celle-ci pourrait contribuer à refroidir le gulf stream et par conséquent à le ralentir. Si le gulf stream parvenait à être ralenti, les eaux chaudes ne parviendraient donc plus jusqu'en Europe de l'ouest, elles seraient même repoussées vers l'Afrique, le Maghreb. Dans ce cas, les eaux de l'Europe du nord et de l'ouest pourraient considérablement se refroidir. Par exemple nos eaux océanes pourraient perdre 1 à 3 degrés, les eaux de l'Europe du nord pourraient perdre 6 à 9 degrés... Si les eaux se refroidissaient autant, les vents et masses d'air survolant ces eaux pourraient eux aussi être plus froids et donc notre climat pourrait se refroidir...

 

Tous ces facteurs, aussi probables les uns que les autres, pourraient être responsables d'un refroidissement futur sur les prochaines années. Seuls, ils ne paraissent pas très alarmants, mais si ces phénomènes se produisent simultanément, les conséquences pourraient être bien plus importantes.

On observe aujourd'hui, trois de ces phénomènes : la baisse de l'activité solaire, le refroidissement des eaux de l'Atlantique Nord-Ouest, ainsi que la fin de la période interglaciaire. Tous ces éléments font un cocktail capable de refroidir notre climat dans les décennies à venir, dans les générations à venir, à suivre...

 

 


 

 Pour les plus curieux, n'hésitez pas à consulter notre rubrique événements climatiques :

Événements climatiques en France

Événements climatiques

Cette rubrique est dédiée aux événements climatiques observés en France depuis 1999 (tempête, neige, orage, vague de froid, canicule, etc...). Elle est complétée au fur et à mesure des mois en fonction des événements météorologiques extrêmes répertoriés sur notre territoire.

 

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Dernière mise à jour le Mercredi 28 octobre 2015 à 14:31:02

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